23 juin 2011, Grisou est parti

C'est maintenant officiel.

Les documents ont été signés et le paiement reçu.
Le préposé de la SAAQ a entériné le tout de façon professionnelle.

Au moment d'écrire ces lignes, Ex-Grisou est en route pour son nouveau port d'attache soit Val-d'Or en Abitibi. Il ne sera pas trop dépaysé ayant fait le trajet à quelques reprises pour de merveilleuses excursions de pêche.

J'ai, comme dernier souvenir, quelques photos.

Dimanche, 19 juin 2011 : Bonne Fête des Pères.


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En tous cas, c’est sûrement le plus gros cadeau de Fêtes des Pères que je me sois fait mais il compte aussi pour la Fête des Mères.
Le Canada est un drôle de pays où tu dois mettre l’air climatisé pour te coucher et la chaufferette pour te lever.
Après l’essai des deux lits, le verdict est unanime : Le lit arrière est le plus confortable mais celui du haut l’est plus que dans Grisou. Il reste à l’essayer avec le super matelas de GoWesty qui aura droit à un transfert.
La Halte de Cobden reçoit notre approbation pour passer une bonne nuit. Sylvie a même eu droit à un concert donné par le Groupe de Huards de la Rivière des Outaouais. Bien que l’on entende encore un peu le bruit de la route et des camions qui passent, cela n’a rien à voir avec le fait de coucher dans le grenier en toile du Grisou. On adore !








C’est la dernière étape pour le retour à la maison. Il ne nous reste qu’à suivre la 17 puis la 417. Le seul arrêt important, primordial même, se passe à Casselman où le Pierrôt à deviner qu’il devait s’y trouver une station de vidange et il avait entièrement raison. Par contre, elle ne se trouvait pas à l’information touristique mais bien caché au fond d’un cul de sac juste à coté du dépositaire U-Haul.






Comme tout s’est bien déroulé jusqu’à maintenant, il aurait été étonnant qu’il en soit autrement pour notre premier flushage à vie. Tuyau flexible, check ! Branchement du tuyau, check ! Ouverture de la vanne du réservoir d’eau noire, Glou ! Glou ! Fermeture, check ! Ouverture de celle des eaux grises, Gelou ! Gelou ! Fermeture, check ! Lavage du tuyau et du raccord, double-check !! On remballe le tout, 3 minutes Top Chrono !
Nous avions dans l’idée d’aller montrer notre bijou à la famille mais tout le monde demeure sur la Rive-Sud actuellement dans un quasi-état de siège à cause des fermetures de ponts. C’est donc directement à la maison que l’on se dirige après avoir remis Ti-Gris sur ses quatre pneus et remis Dolly à son propriétaire légitime.
 
Juste comme je me stationne sur Berri, une Jetta rouge se range devant moi et le proprio en débarque en vitesse. Je le reconnais pour m’avoir doublé 2 fois par la droite sur la rue Fleury. Qu’est-ce qu’il veut ? Un frustré du volant ? Aurais-je effectué une manœuvre irritante ? Mais non, c’est qu’il me court après depuis l’hôpital Fleury car il veut voir le Solera ! Je lui offre la visite guidée version courte et il repart des rêves plein la tête.

Opération Solera dans la Cour : Balayage du sol recouvert des jolies fleurs à marde de l’orme chinois du voisin. Lavage de la BMW de Caro qui est à vendre (La BMW, pas Caro !). Sortie de la BMW qui retourne en exposition dans la rue. État impeccable, $10,000 tout rond !

C’est maintenant ici que ça passe ou que ça casse. Il y a Fabienne et Pierre qui viennent nous assister pour guider les manœuvres mais, trêve de suspense, le Solera se retrouve dans la cour tellement vite que Sylvie n’a même pas eu le temps de prendre de photos. Je vous le dit, Papa dans Maman, un charme. Tout au plus a-t-il fallu couper une branche du genévrier. C’est quand même tout un morceau et ça remplit bien une cour.

Il restera maintenant à le remplir au cours des jours qui viennent. Selon moi, il va rester beaucoup de rangement de libre même après y avoir transférer toutes les possessions du Grisou. Parlant Grisou, c’est officiel, un nouveau propriétaire en prendra possession vers la fin de la semaine. Le plus beau est qu’il s’agit d’un autre Mononc’en Folie donc nous aurons la chance de le revoir fréquemment. Une Aventure se termine, une autre débute !


Samedi 18 juin 2011 : Le Nord Ontarien.


 Lever dès 07h30, Pierrôt a hâte d’essayer la Bête sur les routes provinciales. Alors que pendant longtemps, l’on citait les routes Ontariennes comme modèles et l’on en parlait avec envie, elles ont maintenant atteint un degré de détérioration bien Québécois. C’est ainsi que nous réalisons qu’un Sprinter 3500 c’est et ça demeure un camion même avec une toilette dans le derrière ! Je lui trouve même des airs de Grisou dans le beding-bedang des craques de l’asphalte. Par contre, notre Solera est muni d’un fantastique système de son Jensen capable d’enterrer tous ces bruits et ça, c’est un gros changement.


Sylvie prend plaisir à se lever de son siège pour aller se balader à l’arrière. Plus besoin d’avoir suivi la formation du Cirque du Soleil pour y arriver. J’ai hâte que le petit Joshua voit Mamie se promener partout en roulant alors que lui doit demeurer bien sangler dans son siège d’auto, belles explications en vue !


Les villages défilent et les côtes se succèdent. La conduite est vraiment agréable car le Solera est beaucoup plus étroit que les autres Class C, même que le dolly avec Ti-Gris dépasse de chaque côté. C’est à peine si les côtes nous ralentissent et c’est bien parce que je n’ose pas trop peser sur l’accélérateur. Comme avec Grisou, je continue de ménager ma monture.
On surveille Ti-Gris en Direct !!


Côté consomation, nous avons pu calculer la première. Un peu d’autoroute aux States, de l’attente aux Douanes, à peine un peu de ville pour trouver le U-Haul et le reste sur la route 17 à une vitesse de 55-60 MPH et tirant Ti-Gris sur un dolly à deux roues. Résultat : 15,5 miles par gallon ce qui est pas mal du tout selon moi.

Sylvie avait souhaité arrêter vers 16h00 et prendre cela relax mais, ce n’est qu’à 19h15 que nous avons jeté l’ancre. Le catalogue des camping nous a d’abord mal renseigné sur l’adresse du terrain choisi, il donnnait Pembrooke alors qu’il se trouvait à Petawawa que nous avions déjà dépassé. Une pancarte sur le bord de la 17 annonce le Cedar Haven juste devant. Au même moment, j’en apercois un autre du côté gauche de la route mais le nom du premier m’inspire confiance et nous nous y rendons. Bon, 4 kilomètres de la 17, accueil par la jeunesse asiatique qui essaie de nous extorquer $37 pour un espace de stationnement. Elle accepte de descendre à $33 mais remonte le tout à $37 en calculant les taxes. Ils savent compter, c’est un fait connu !

J’ai bien pris la peine de lui parler d’un pull-thru car je n’ai pas envie de détacher Ti-Gris mais je me retrouve face à un mini terrain surélevé sur un tertre. Mission impossible pour un Solera. De plus, de toute évidence, ce camping est occupé par un taux de 110% de saisonnier, qu’est-ce qu’on fout là ? Retour à l’office, remboursement et l’on se dirige vers le camping aperçu plus tôt, le Buena Vista. Encore une fois, on essaie de nous vendre une parcelle de terrain pour $39 plus taxes juste pour faire dodo, ça va, nous avons compris.

La petite municipalité de Cobden, où nous sommes, possède une magnifique petite halte routière que nous avions déjà visitée en 2005 et 2008.  Elle est située directement sur le bord de la Rivière des Outaouais.  Nous savons donc que le stationnement de nuit y est permis et même encouragé à grand coup de $15 dans le portefeuille du Village. On y est accueilli à bras ouverts, on s’installe en  3 minutes et tout le monde est heureux. Quelques sites ont électricité, d’autres l’eau, il y a deux toilettes et une douche, c’est parfait.


Rendu à 20h30, le souper est avalé, la vaisselle est faite et notre petite marche de santé digestive est t’effecquetuée ! Il ne reste qu’à corriger les photos et écrire le blog. Rendu à 21h30-22h00, c’est l’extinction des feux pour notre dernier dodo. Cette nuit, Sylvie essaie le lit du bas, le gros situé à l’arrière. Jusqu’à maintenant, personne ne s’est risqué sur le divan-lit.

Vendredi, 17 juin 2011 : La rentrée au Canada.



Avec les rideaux fermés, le sommeil dure plus longtemps et ce n’est encore que vers 08h00 que le Pierrôt se lève pour préparer le café du matin. Rien ne presse, nous avons un peu plus d’une heure de route à faire jusqu’à la frontière et l’export US ne ferme qu’à 16h30.

Petit déjeuner avec toasts qui nous font réaliser rapidement que notre VR est muni d’un détecteur de fumée qui fonctionne fort bien.

Rangement rapide car nous n’avons pratiquement rien à ranger et nous prenons la route vers 10h30 après un dernier appel à Robbin et George. Ce dernier ne peut toutefois m’expliquer pourquoi les lumières de la radio clignotent sans cesse.

Petit arrêt pédestre dans Gaylord pour arpenter un peu la rue principale puis nous sautons sur la I-75 direction Nord vers le plusse beau pays du monde !

 

A quelques miles de Sault Sainte-Marie, je me rends compte que la petite lumière du carburant est allumée et que je suis sur les derniers miles du réservoir. Vite une sortie et, encore plus vite, une station BP avec du diesel à $4,099 le petit gallon. C’est ainsi que nous apprenons que le réservoir contient 20 gallons US.



Alors que j’appréhendais un peu l’export des douanes US, le tout se déroule comme un charme. Nous stationnons le Solera au Duty Free et traversons la route pour nous rendre aux bureaux du CBP (Customs and Border Patrol). On remet les documents originaux requis pour comparaison avec les faxs transmis par Robbin dans la journée de lundi et, 15 minutes plus tard, l’estampe du US Export est apposée sur le Title et nous pouvons traverser.

Même simplicité aux douanes canadiennes où l’on se stationne un peu à l’écart et entrons dans les bureaux. Immédiatement, deux douaniers se chargent de compléter la paperasse requise et nous délester de 230$ pour l’enregistrement au régistraire et 3300$ en taxes fédérales. La Visa s’est retrouvée les joues bien pleines.


Il ne reste plus qu’à trouver le concessionnaire U-Haul puis à charger Ti-Gris sur le petit Dolly. Ceci nous permettra de constater si l’on peut aisément tirer une voiture et, en prime, cela nous permet de voyager ensemble au lieu de se suivre comme deux beaux moutons. Le coût de la location est sensiblement le même que ce que cela aurait coûter en essence pour Ti-Gris soit $75.00 avec les taxes.


Tout cela aura pris du temps mais tout s’est dérouler à merveille. Même si la journée fut longue, nous sommes enfin de retour en sol canadien, la paperasse est terminée (enfin presque) et nous pouvons maintenant nous concentrer sur notre nouveau jouet. Le retour se fera par la route 17 jusqu’à Ottawa puis par la 417. Pour terminer la journée, arrêt épicerie, arrêt bwoisson et arrêt Tim Horton.

C’est au camping Serpent River que nous ferons notre dodo. Justement pour nous rappeler notre ancienne passion, ce camping est le port d’attache du Vanalong. Ce West un peu spécial est en fait deux Wests soudés ensemble. Un derrière de 91 et un devant de 84 mais dans lequel on a greffé tout le contenu du 91. Le propriétaire du camping a tout fait lui-même.

Le Serpent River est un très beau petit camping, imper-propre et très bien situé pour quiconque se dirige vers l’ouest canadien.  C’est quand même un peu bruyant car situé près de la 17.

Dès notre arrivée, nous sommes accueillis par des voisins de la Colombie-Britannique. 

Le Monsieur Jacques est natif du Québec et fut même policier à la PP de 1964 à 1968. Dans ces temps là, le syndicat n’existait pas et il n’était pas rare que les carrières soient courtes! Il avait le matricule 3472 et fesait partie du 21ième Contingent. Pour ma part, j’étais du 160ième Contingent ! 

Lui et Wenona (Noni) demeurent maintenant en Colombie-Britannique et reviennent au Québec pour visiter la famille de Jacques. Il nous laisse ses coordonnées en espérant que nous puissions nous rencontrer à nouveau sur les routes.

Nous nous laissons tenter par une petite marche mais les maringouins nous ramènent très rapidement à l’intérieur de notre nouveau chez nous, vorace est un qualificatif très faible.

Jeudi, 16 juin 2011 : Bonjour Michigan et Allo Solera.



Quelle paresse! A cause des gros rideaux opaques de la porte patio, nous n’ouvrons les yeux que vers 08h30. Rien ne presse, nous avons déjà planifié que le retour ne s’effectuera que vendredi.

Nous prenons le déjeuner au restaurant du Days Inn. Bizarrement, ce dernier se nomme le Knotty Pine mais toute la décoration est en chêne massif !

London, route 401 puis la 402 vers Sarnia. Environ une heure plus tard, nous apercevons le grand pont qui conduit à Port Huron au Michigan. Arrêt rapide au Duty Free pour l’achat de deux bouteilles de Champagne Mumm. L’une pour célébrer notre acquisition et l’autre, pour Robbin et George, pour célébrer leur vente.

L’attente aux douanes est raisonnable, environ une demi-heure. Nous tombons sur un jeune douanier hyper-sympathique et assez bien de sa personne au goût de Sylvie. A son air, je crois que nous sommes ses premiers Montréalais. Il s’informe même de l’âge de Ti-Pooh qui va profiter à plein de notre nouveau joujou.

Il est midi lorsque nous mettons pneus au Michigan. Vive le Tracfone qui nous permet de communiquer avec Robbin qui nous informe qu’il nous reste trois heures de routes pour arriver jusqu’à elle. Il nous faudra d’abord nous sustenter de salades vertes chez Wendy’s avant de finalement arriver à destination à la sortie 270 de la I-75.

Un nouvel appel chez Robbin et George nous apparait dans les 10 minutes qui suivent pour nous conduire chez lui. Un superbe quartier résidentiel en plein boisé avec de grands terrains et des maisons toutes jolies mais sans prétention. Celle de Robbin et George est actuellement en vente mais l’économie du Michigan est vraiment au point mort avec pour résultats que leur Home Sweet Home évalué dans les $400,000 ne trouve pas preneur même au prix ridicule de $240,000. Je peux vous dire que si cette maison et ce quartier était autour de Montréal, ce n’est pas uniquement un Solera que nous aurions acheté !
Notre bijou est bien stationné sous un abri ou bien abrité sous un stationnement, c’est selon. Tout ciré de frais, il sent le neuf dès qu’on y entre. Robbin et George l’ont tellement pas utilisé que ce dernier a de la difficulté à se rappeler quel piton sert à quelle utilité ! Peu m’importe, avec la brique de paperasse que Robbin nous a remis, on devrait finalement l’amadouer.

Nous procédons rapidement aux derniers échanges de documents pour compléter la vente et demandons s’il se trouve un State Park assez près. De cette façon, nous allons passer notre première soirée à explorer et George ne sera pas trop loin pour venir à notre rescousse si requis.


Notre premier camping se fait donc au Ostego Lake State Park. Il semble que le Michigan ait décidé de se sortir de leur endettement en une seule fois avec nous car le terrain nous coûte $26 plus $8 de frais d’entrée. Nous stationnons Ti-Gris puis prenons la direction du WalMart pour garnir un peu le frigo.

Finalement, le Solera entre très bien en largeur dans un espace de stationnement. C’est sur la longueur qu’il faut faire attention mais ce n’est rien de plus qu’un Grisou avec un Ti-Zou. J’en profite pour ouvrir le propane et mettre en marche le frigo en me croisant les doigts pour tout faire correctement et c’est un succès.


Notre Solera a quelques options intéressantes. Par exemple; la génératrice fonctionne au gaz propane au lieu de rouler au diesel ce qui donne trois avantages : Le propane est moins dispendieux, on ne risque pas de vider le réservoir de diesel et, le plus important, ce carburant ne gomme pas le système d’alimentation forcant un gros entretien annuel. Notre chauffe-eau fonctionne également au propane mais là, il reste à vérifier s’il ne fonctionne pas aussi à l’électricité.

C’est sur le terrain 12 que nous nous installons. Première constatation; le Solera n’a pas de stabilizer jacks tel qu’indiqué dans l’annonce. Cela ne m’étonne pas car je m’y attendais. Par contre, il va falloir passer notre première nuit un peu en pente mais c’est ce qui nous convaincra d’acheter les jacks en question rapidement car ça brasse un peu. Un peu plus et le mal de mer me guette !

La première préoccupation de Sylvie est de mettre en place l’auvent. Allez, pèse sur le piton et contentes-toi. Bzou, clic, bzou et l’auvent se met en place tout doucement, suivi du tapis de sol et des deux chaises extérieures.

Je vous ferai grâce des branchements et de notre première installation mais tout fut parfait. Il n’y a que la bouteille de champagne qui est demeuré fermé car nous avions déjà entamé la grosse canette de Bud Light Lime et la bouteille de vin rouge.

Notre premier repas, nous le devons à Gérald et Céline, notre couple de Palm Harbor qui nous ont fait découvrir le Rôti de Bœuf au jus et les pétaques pillées de Holmer. Ce fut une aussi une excellente raison de baptiser notre nouveau micro-onde.

Une autre première fut que Sylvie a expérimenté la douche avec succès. Mettons que tous les gabarits n’y entrent pas nécessairement sans peine. Il faut aussi ménager l’eau. On se mouille, on ferme l’eau, on se savonne et on se rince. Très écologique comme système.

Comme son nom l’indique, le State Park est situé au bord d’un lac doté d’une belle plage de sable où nous allons faire quelques pas et tenter de voir le coucher du soleil. Le Michigan semble être un état de lacs et la passion de la pêche y semble bien présente.

Pour le dodo, Sylvie choisit la capucine tandis que le Pierrôt va étrenner le grand lit du bas. Heureusement, j’aurai la tête vers le haut. Pas toujours évident de marcher dans un VR qui n’est pas parfaitement au niveau, on se découvre des problèmes d’équilibre assez tôt.

Mercredi, 15 juin 2011 : Vers un nouveau monde.



Je ne suis pas allé au travail. Sylvie, quand à elle, a terminé à midi. Bonne nouvelle, Jean-François de la clôture va venir installer les nouvelles portes cet après-midi sous la supervision de notre voisin Pierre. C’est donc à 14h15 que nous prenons la route vers le Michigan et le bonheur.

C’est une très belle journée, gros soleil, l’air climatisé de Ti-Gris fonctionne à plein régime et la route est belle. Il n’y a que les travaux du nouvel échangeur 40-30 à Vaudreuil qui nous ralentisse un peu.

Les haltes routières de l’Ontario sont à classer dans le top 10. Vive les Tim Horton et le Wi-Fi gratuit.

Aux environs de Trenton, un gros accident en sens inverse. Une remorque calcinée abandonnée sur l’accotement et, 500 pieds plus loin, une voiture tordue par les flammes et sa rencontre avec le mur du terre-plein nous laisse présager du pire. Coté circulation, c’est l’enfer en direction opposée. Certains automobilistes ont  carrément fait demi-tour et roulent en sens inverse sur l’accotement central. Les policiers de l’OPP ont fermé l’autoroute et les sorties débordent. Même 30 km passé l’accident il y a encore des bouchons, incroyable.

Nous avons donc effectué la traversée de Toronto à 20h00. Il y a encore pas mal de circulation mais rien à voir avec une heure de pointe. Sur les voies express, nous maintenons une vitesse de 110km/h. Ce n’est que vers 22h00 que nous ramenons notre monture vers l’écurie Days Inn de London.

Le préposé à l’accueil est tout triste : C’est la finale de la Coupe Stanley et les Canucks de Vancouver sont en train d’en manger toute une par les Bruins de Boston. Il reste 14 minutes à la troisième période et le pointage est de 4 à 0. Il semble bien que la Coupe demeurera aux States pour une autre année. La dernière conquête par des Canadiens remonte à 1993 par Montréal.

Bonne nuit les Sportifs, faites de bons rêves. Comme je l’ai expliqué au préposé; avec un dollar au pair, on va finir par se bâtir une vraie équipe mais ça va prendre 10 ans.