Peut-on le qualifier de message d'intérêt public ??????

Bon, petit apparté sans, mais vraiment sans aucun rapport avec nos voyages ou aventures.

Si vous avez la curiosité assez développée pour désirer savoir à quoi le Pierrôt s'occupait dans son ancienne vie.

Lundi, 8 janvier 2018, 22h00 , Canal D, 
À l'émission Police Scientifique.

7-8 décembre 2017 : Une remontée digne de la Foire aux Malheurs ! Partie 3 de 3.



Lever samedi matin, fait frette dehors, toute la côte sud-est est frappée par une vague de froid qui s’étend jusqu’en Floride. Sur la route, la neige est de retour car nous devons traverser les Appalaches pour aller rejoindre la I-81.





Le chemin pas si secret que ça consiste à quitter la I-95 à Fredericksburg et à remonter vers le Nord via la route 17. Plusieurs profitent de leur passage au travers de la ville pour faire leurs premières (ou dernières) commissions, dépendant du sens dans lequel ils voyagent.



Comme prévu, la I-81 est sous la neige aussitôt que nous nous mettons à grimper en altitude. La véritable montée débute à Carlisle 479 feet (146 m). Prenez ici conscience que nous avons quitté ce matin à une altitude de 18 m à peine, 19,5 m étant assis dans Forest ! La montée nous amène jusqu’à Mountain Top à 1558 pieds (480 m). La plus haute altitude fournie par Germaine donna aux environ de 1700 pieds au milieu de nulle part et au sommet d’une si longue côte que Forest me fit clairement comprendre que, pour lui, plus question de trainer un Blueblue en voyage !

Je dois avouer qu'ils ont sorti TOUT leurs équipements !


Ce qui peut être rigolo est de profiter de ce que ta blonde fasse un dodo pour t'approcher lentement et, à la dernière seconde, lâchez un cri de mort style ATTTTTEEENNNNTTION !!!!!!!

Oups, on ralentit........

Mais qu'ossé qui se passe encore ?????

Sans commentaires.




Donc, de la neige, du frette, on arrête de temps à autre pour resserrer l’attelage et vérifier que tout va bien et on en profite pour les arrêts-pipi-Luna !

Surtout, ne pas manger la neige jaune (un classique)




On a retrouvé la noirceur en arrivant à Scranton et on en a profité pour aller ramasser notre premier café Tim Horton depuis longtemps. Par contre, pas moyen de faire le plein dans cette halte, les infrastructures dieseliennes sont rares ou mal adaptées à notre attelage ! De toute façon, l’État de New-York n’est plus très loin et le prix du carburant y est moins onéreux.



Nous croyons trouver où nous ravitailler juste avant Binghamton sortie 1, on annonce une station Mirabito avec diesel. Youppi, on sort mais….je confonds la rue à prendre avec la bretelle d’accès de la I-81 et Germaine (recalcul en cours) nous propose un trajet devant nous y ramener.


C’est ainsi que nous avons visité, en pleine noirceur, le pittoresque village de Kirkwood. Avoir su, je me serais fait téléporter drette là ! Beam me up Scotty ! Pensez-y, elle est facile!



Tourne, vire, suit Germaine et soudain, direct à la sortie d’une courbe, un beau viaduc ferroviaire avec une belle pancarte d’hauteur libre à 11 pieds et 6 pouces !!! Les brakes, simonac, les brakes !!! Je suis certain que Forest ne passe pas, on a déjà essayé ! Ajoutez maintenant un OT146 sur le toit et le Pierrôt s’effondre sur son volant. Je n’avais VRAIMENT pas besoin de ça, là là ! Prise 6 !!!



Impossible de reculer avec le tow-dolly aux fesses, en plus, avec la neige qui tombe, pas évident de voir où on va non plus. Il n’y a qu’un tout petit chemin bouetteux à gauche, No Trespassing. C’est là qu’on va entrer, le temps d’analyser la situation mais surtout de dégager la route car on est vraiment mal garé.






(Note du blogueur: L'utilisation du croquis ci-dessus est rendue nécessaire par l'absence de photos nocturnes ayant pu servir à illustrer le reste de notre périble. Les lecteurs sont fortement invités à faire preuve d'imagination.)

Photo gentiment fournie par mon ami Jean Giguère ! On remarquera le petit chemin sur la gauche !

Aucune autre solution que de débarquer Blueblue puis de reculer quasiment à l’aveugle pour repartir dans l’autre sens. Je vous passe les détails mais sachez que le Pierrôt est rendu vraiment mais vraiment bon dans l’attelage et le dé-z-attelage du Blueblue ! Rapidement, on se remet en route jusqu’à la station-service, moi au volant de Forest et Sylvie au volant de Blueblue.



Mais c’est quoi ce boucan du diable ? Arrêt panique après avoir roulé à peine 1000 pieds pour découvrir qu’une des rampes du tow-dolly cherche à se faire la malle sous une formidable pluie d’étincelles impressionnant fortement Sylvie qui suivait derrière.



FI-NA-LE-MENT, Mirabito nous accueille, on fait le plein de Forest et, tant qu’à y être, de Bueblue avant de lui faire reprendre place sur le tow-dolly.



Les lecteurs ont sûrement remarqué que, contrairement à notre habitude, le tow-dolly n’a pas été affublé d’un surnom et pour cause car cela m’étonnerait beaucoup qu’il refasse une apparition dans nos Aventures.



Le Pierrôt est bien décidé à coucher dans son lit ce soir, ou plutôt la nuit prochaine car cela m’étonnerait qu’on arrive avant minuit !



Nous ne saurons jamais si nous aurions mieux fait côté météo de continuer sur la I-81 au lieu de bifurquer vers Albany NY via la I-88 mais on s’est rapidement retrouvé à nouveau en pleine tempête de neige avec pleins de conducteurs qui auraient mieux fait de demeurer au chaud à la maison au lieu d’aller risquer leur vie dehors.



Non mais, je comprends qu’on est pas tous égaux devant les éléments mais, si t’as pas les habiletés, si t’es nerveux sur la route, si ta voiture est mal équipée, si le fait de rouler avec tes feux d’urgence te procure un faux-sentiment de sécurité et bien, il faut rester chez toi mon ami. Ce n’est pas bon d’aller te faire des frayeurs pareilles dehors, c’est mauvais pour ton stress et ton petit cœur. Reste à la maison, fais toi un chocolat chaud, HI-BER-NE s'il le faut mais SORS PAS !!!



J'ajouterai seulement espérer ne pas avoir donné de crises cardiaques ou de sueurs froides aux conducteurs des voitures dépassées sur cette autoroute en cette nuit. En ce qui me concerne, seuls deux émules de Mononcle Jacques Villeneuve ont réussi à faire mieux.



Le reste de la remontée s’est déroulée sans autres incidents, sauf, peut-être…..



Rendu à Albany, faut encore donner le biberon à Forest ! Ça donne soif tirer un Blueblue ! Et bien, on a pris la sortie 6, celle du WalMart et, on a tourné à droite au lieu d’à gauche !

Alors que Plume errait de taverne en taverne, nous avons erré de station-service sans diesel à une autre, pendant longtemps. Nous pouvons vous affirmer que l’aéroport d’Albany est très imposant et très vaste; nous en avons fait entièrement le tour pour finalement trouver une station  Mobil qui mérite qu’on la cite :


















7-8 décembre 2017 : Une remontée digne de la Foire aux Malheurs ! Partie 2 de 3.



Merci Luc Gadoury pour avoir trouvée l'erreur 2017-2018, un peu plus et on arrivait avant d'être partis !!!


Image tirée de mon rêve de cette nuit !



Le lendemain matin, je répare et replace les chaînes de sûreté. Va falloir réparer avec de nouvelles chaînes avant de ramener le tow-dolly sinon, gare à la facture ! On est mieux de jouer à ni vu, ni connu ! Dix pieds de chaines, 2 crochets et ils n’y verront que du feu…d’étincelles !

On reprend la route; fait encore plus frette, il mouille encore plus et il vente beaucoup. Une vraie remontée de condamnés ! Forest a de la peine à atteindre la limite de vitesse de 70 MPH mais qui a vraiment envie de revenir rapidement au Pays du Frette ?

Après avoir roulé environ une heure, il est temps de faire un premier arrêt vérification et la halte routière de Cumberland se présente justement. C’est une chose que l’on fait souvent pour vérifier que tout va bien. Une porte de coffre qui s’est ouverte ? Une attache défaite ? Un canot (et oui, il est là aussi !) qui voudrait s’envoler ? La pression des pneus, hein ? Quoi ? Kossé ça ce pneu là ?

PRISE 4 : Je sais, je sais, ça se peut pas 4 prises, à 3 t’es mort mais c’est Nos Aventures et on écrira bien ce qu’on voudra. Bon, le tirage vers la droite hier soir, ce n’était pas rien c’était une crevaison ! Le fait de rouler plus vite a permis à la force centrifuge de soutenir le pneu, appuyé par son jumeau intérieur ! Vous comprenez-pas ? C’est que Forest à des roues doubles à l’arrière, lorsque l’un dégonfle, il reste l’autre, pour un temps !

On a fait le bouche-à-bouche....en vain !


Pas question de continuer comme ça. On ignore depuis combien de temps on roule ainsi ! Est-ce que le pneu est réparable, est-il récupérable ? C’est maintenant que l’on va savoir ce que vaut le service d’urgence VR Plus de ma compagnie d’assurance.

Allo ? Mallory ? Au secours ! S’ensuit une conversation salvatrice et, une heure plus tard, le gros Tony arrive avec son atelier mobile et sa belle salopette de chasse full molletonnée !

Non mais what a f.... place to put a spare tire ?%$#@&*(


Normalement, le travail de Tony consiste uniquement à prendre la roue de secours SOUS Forest et à l’installer en lieu et place de la dégonflée !

Il mouille à boire debout ! Heureusement, la crevaison se situe du coté où Forest est doté d’un…auvent !!! Que c’est donc pratique, Tony approved ! Ayant grand cœur, je me suis aussi habillé pour la pluie (j’ai mis mon chapeau de cuir) et je suis allé l’encourager et même lui donner un coup de main.

Chez Forest, on sait recevoir !


Je sors la bâche de plastique, pourquoi se rouler sur le pavé mouillé ? Je lui ai fourni un tournevis Phillips flambant neuf car le sien ne dé-Phillips pu pantoute. Ça va assez bien et on réussit à finalement enlever la dépressurisée !

La cause est rapidement identifiée, le Pierrôt a l’œil, une belle bolt de ¼ pouce traverse la semelle de part en part. J’aurais bien écrit un boulon mais il manquait l’écrou, foi de MH ! Cela s’est probablement produit lors de l’arrêt d’hier soir pour vérifier les chaînes. Je songe à poursuivre l’État de Caroline du Nord car il semble bien que l’accotement recelait une vis cachée !!!!




Revenons donc à Tony à qui je demande où je peux faire réparer la mise à plat.

-You want me to repair it ?  (Moi): You can ? (Lui): Of course !

J’ai alors eu droit à un spectacle que je croyais réservé au Pays du Tiers-Monde. Tony couche la roue par terre et sort la masse. Vlan et revlan, elle n’a que ce qu’elle mérite cette vilaine roue et le pneu se décolle docilement de la jante. On arrose le tout d’eau savonneuse et on sort deux grandes barres. En fait, c’est comme enlever le pneu d’une bicyclette mais les barres sont vraiment plus grosses !

Tony the Tire ! Pensez-y !


Une fois le pneu enlevé, on nettoie bien l’intérieur et on sort la brosse électrique pour bien frotter autour de la plaie. On applique une généreuse couche d’onguent sous forme de colle et on applique une grosse patch qu’on fait ensuite chauffer. On attend ensuite que ça sèche, le temps que Sylvie nous prépare chacun un grand café Bodum, sucré au sirop d’érable pour le Tony adepte du double-double de Dunkin Donuts.

Une belle réparation-maison....mobile !


On remonte ensuite le pneu sur la jante et le poids de Tony lui donne un net avantage pour cette opération. Reste à regonfler et à remettre en place.

Et la roue de secours elle, on l’a enlevée pour rien ? No way, le Pierrôt l’expédie manu-militari dans Blueblue, des fois que……. Elle ne sera pas loin à récupérer.

Mais pourquoi ne pas avoir changé le pneu toi-même mon Pierrôt vous entends-je me demander ? Primo, parce que je paie pour ce service. Secondo, les outils fournis avec le véhicule sont le fruit d’une navrante miniaturisation et, tertio, Sylvie m’a rappelé ma propension aux accidents depuis les dernières années, je deviens donc plus sage avec l’âge ! Je crois !

Nous reprenons la route vers le Nord et décidons d’emprunter une nouvelle route dont beaucoup de voyageurs nous ont parlé en secret. Il s’agit de remonter la I-95 pour aller joindre la I-66 mais de le faire AVANT d’atteindre la ville de Washington et sa monstrueuse congestion. J’en ai des souvenirs affreux de 1987 qui demeurent encore bien gravés dans ma mémoire. Pas question d’aller vérifier si la situation s’est améliorée ou empirée.

On the WET road again !


Nous nous dirigeons donc vers Fredericksburg VA où nous passerons nos quelques heures de dodo mais, avant, nous allions devoir affronter la PRISE 5 !!!!!

Mais c'est quoi ça ? Misère, pas déjà !


Germaine nous fait quitter la I-95 pour contourner la ville de Richmond VA par la I-295. J’ignore si cette route grimpe dans les montagnes ou si elle se situe dans un autre monde météorologique que le reste de la Virginie mais voici que, dès que Forest y pose les pneus, il se met à neiger ! Pas de la belle petite neige mais des méchants gros flocons à fort grossissement causé par le fait que la noirceur est tombée et que les phares sont allumés.

Ajoutez maintenant que beaucoup de conducteurs, en plus d’être surpris, n’ont pas les habiletés requises pour piloter leurs engins dans de telles conditions.

La chaussée se recouvre rapidement d’un blanc manteau casse-gueule des plus glissants et le Pierrôt fait rapidement un calcul mental : Forest, 11000 livres + Tow Dolly, 650 livres + Blueblue, 4500 livres = 16150 livres ! Ça devrait amplement suffire pour écraser cette petite tempête. C’est donc dans la voie de gauche que nous affrontons vaillamment notre première averse de neige dépassant les tortues ménopausées (j’adore cette expression) de la voie de droite.

C’est donc sur près de 150 km que j’ai retrouvé et ré-aiguisé mes réflexes hivernaux, la neige cessant de tomber à quelques miles à peine de notre destination, le WalMart de Fredericksburg ! Nous y faisons une entrée assez remarqué avec le devant de Forest bien recouvert d’une belle couche de glace brunâtre !





Nous y retrouvons quelques VRistes qui descendent vers le Sud (et le bonheur). Tous se demandent d'où on peut bien arriver et se précipitent sur leur internet-météo pour choisir la meilleure route du lendemain.

Malgré les avis négatifs sur le bruit nocturne de ce WalMart et la nécessité d’utiliser des bouchons pour réussir à dormir, j’avoue que ce fut l’une des nuits où j’ai le mieux dormi ! La fatigue ? Le stress ?? La bonne petite bière ??? Ajoutez-y le fait que notre nouvelle fournaise Quiet-30 est vraiment…quiet et, bon dodo.

7-8 décembre 2017 : Une remontée digne de la Foire aux Malheurs ! Partie 1 de 3.



7-8 décembre 2017 : Une remontée digne de la Foire aux Malheurs !

Ils annonçaient un front froid, on a donc prévu le coup et devancé notre départ d’une journée. La veille, j’ai réservé un tow-dolly car, finalement, Forest ne passera pas l’hiver dans le Sud mais, comme nous, les pieds dans la neige. Questions médicales, familiales ou stratégiques, toutes ces réponses sont bonnes.

PRISE 1 : La Foire a commencé chez U-Haul; ça a commencé alors qu’il n’y avait qu’une seule personne pour servir 4 clients dont celui qui était servi semblait des plus difficiles à satisfaire. Le pôvre gérant n’avait encore rien vu !

Arrive un deuxième employé, le frère du gérant, ou son cousin, enfin du même nom de famille (McCart), les plis des couvertes encore estampées dans la face, caricature du slow-mow de service et allons vérifier votre outfit. Je le suis donc…..lentement…..parce que je l’aurais probablement écrasé !

Vérifie ma boule, vérifie le hitch, retourne au comptoir, pitonne, pitonne encore, demande mon permis, mes assurances, ma couleur de short puis, à la finale, m’annonce que ça marchera pas, qu’il ne peut pas me louer un tow-dolly pour ramener Blueblue au Québec.

J’ai beau faire l’ahuri, tempêter, lui dire qu’il y a sûrement une erreur quelque part, que je tire avec un Sprinter 3500 un Dodge Caravan, Grand de son état, Niet, refus total ça ne marche pas !

LE PIRE, C’EST QU’IL A RAISON LE P’TIT C… !!!!

Voyez-vous, personne, moi inclus, ne s’est jamais questionné sur l’équipement de remorquage des VR montés en Sprinter. Grosse nouvelle, la majorité est équipée d’un attelage de 5000 livres maximum. Certains font encore pires avec un piètre 3500 livres.

Prenez maintenant un Dodge Blueblue à près de 4400 livres, remplis de 300 livres de toutes sortes de matériel hétéroclites. Joutez le poids du Tow-Dolly de 650 livres et vous êtes déjà en surcharge CQFD !

Ajoutez-y maintenant que je m’étais trompé de boule au départ de la maison (j’avais pris celle de 3500 livres) et vous comprendrez mon désarroi. Malheureusement, tout cela, je ne l’ai entièrement compris qu’une fois que j’ai eu quitté le magasin en beau ta… et en les traitant d’imbéciles heureux.

PRISE 2 : C’est probablement pourquoi je n’ai pas vu la grosse remorque derrière moi lorsque j’ai reculé et j’ai ré-amoché le coin arrière droit de Forest, celui que j’avais arraché au Labrador. La remorque, elle, s’en est tirée indemne…..malheureusement. Si vous connaissez un carrossier qui peut prendre charge de cette avarie, prière de vous faire connaitre rapidement.

Bon, parenthèse, pourquoi 5000 livres seulement ? Et bien, je crois que cela a un rapport direct avec la puissance du moteur de Forest. En effet, si tu n’es pas capable de tirer la charge, ça sert à rien d’avoir l’équipement pour ! Voyez-vous, même si le beau Forest est muni d’un merveilleux moteur turbo-diesel, il ne fait que 3 litres et développe uniquement 188 chevaux ! La même cylindrée, moteur Fiat, dans un Dodge Ram 1500 développe 240 HP CQFDUAF !!!

Bon, quand même pas pour changer le hitch ! Par contre, on peut assurément se procurer la bonne boule de 7500 livres et trouver un centre U-Haul moins regardant. Je ne dirai pas où de peur que ces écrits tombent entre des mains mal intentionnées.

En deux temps, trois mouvements, on a un tow-dolly avec un Blueblue dessus et go vers le Nord. Je dirais que je remarque maintenant un peu plus le manque de puissance du moteur, serais-ce le fait que l’on remonte vers le Nord au lieu de descendre vers le Sud ? Ou peut-être sont-ce les pesées John Deere que je rapporte à mon ami Joe ?

Je vous passe sous silence la route comme telle pour en arriver à …..

PRISE 3 : Ça brasse un peu à l’arrière mais je mets cela sur le compte de l’état des routes qui n’est plus celui auquel on était habitué par le passé. La I-95 est assez raboteuse, merci, et, un tow-doll, c’est pas mal bruyant et ça n’a pas de suspension!

Soudain, un automobiliste monte lentement à ma hauteur et me fait des signes comme quoi il y aurait quelque chose de tombé ou qui tombe à l’arrière. Je pense aussitôt aux vélos ou à une crevaison sur le tow-doll ou Blueblue.

J‘arrête sur l’accotement et je vais pêcher ma frontale pour partir en exploration. Fait froid, il pleut, je suis encore en short et t-shirt malgré une température de 57°F (un vrai fou) et les voitures qui passent me font un bel arrosage d’embruns à saveur de bitume huileux.

J’ai beau regarder partout, je vois rien, tout semble parfaitement en ordre. J’en déduis que le Bon Samaritain devait trouver que mes vélos étaient trop bas à son goût, qui sait ? On rembarque sur l’autoroute et, immédiatement, sent quelque chose d’anormal derrière, ça roule pas rond.

Nouvel arrêt dans le gazon de l’autoroute et, cette fois, j’ai trouvé !

Autre parenthèse technique : Un tow-dolly s’accroche au véhicule tracteur par la boule et une main. On utilise deux chaînes de sûreté pour lier les deux au cas ou la boule ou la main flancherait. Une fois le Blueblue monté sur le tow-dolly, on le retient en place avec des harnais de pneus et il faut également les lier ensemble avec deux autres chaînes de sûreté. Ce sont ces dernières qui se sont défaites et qui trainent au sol, provoquant une trainée d’étincelles.

À en juger par l’usure des chaines, ça doit faire un petit bout de temps qu’elles trainent par terre, bizarre qu’on ne m’est pas avisé avant. Bon, on  trouvera sûrement des pièces pour les réparer et les remettre en place. D’ici là, on va vivre dangereusement !

Avant le dodo WalMart de Manning SC, si on veut souper, faut faire un peu d’épicerie car on avait vidé le frigo en prévision du remisage, vous suivez ? En repartant, je trouve bien que Forest tire un peu vers la droite mais le tout se replace une fois sur l’autoroute et j’oublie le tout.